On se place dans un cas fictif où la pigmentation de la peau serait sous l’influence de trois gènes présentant chacun deux allèles : les allèles notés en majuscule (A, B, C), représentés par des carrés sombres, conduisent à une production importante de mélanine tandis que les allèles notés en minuscule (a, b, c), représentés par des carrés clairs, conduisent à une faible production de mélanine.
Dans le cas considéré, les deux parents sont hétérozygotes pour les trois gènes et présentent donc une pigmentation intermédiaire. La réalisation d’un échiquier de croisement permet de montrer les différents génotypes possibles (représentés par les six petits carrés) et les phénotypes correspondants (représentés par le grand carré). Le graphique de droite représente la distribution des phénotypes attendus parmi les descendants, en considérant que les trois gènes sont indépendants, c’est-à-dire portés par des chromosomes différents.
En réalité, dans l’espèce humaine, la pigmentation de la peau est contrôlée par plus de trois gènes, ce qui mène à plus de phénotypes possibles pour les descendants. De plus, les différences entre phénotypes sont ensuite atténuées selon l’exposition au soleil et le bronzage.