L’isotopie, en particulier le $\delta^{15}\mathrm{N} = \left( \frac{ \left(\frac{^{15}\mathrm{N}}{^{14}\mathrm{N}}\right)_{\text{échantillon}} }{ \left(\frac{^{15}\mathrm{N}}{^{14}\mathrm{N}}\right)_{\text{atmosphère}} } - 1 \right) \times 1000$, permet d’identifier le niveau trophique des organismes (traits horizontaux en pointillés noirs). D’autres méthodes permettent d’identifier des liens trophiques (en violet, orange, rouge, et bleu) entre différents acteurs du réseau. Certains acteurs peuvent consommer des congénères (flèche circulaire (d) sur l’acarien prédateur). Certains groupes taxonomiques (ex : acariens) peuvent avoir des rôles trophiques très différents (parasites, prédateurs, détritivores). Les liens présentés ici sont binaires (il y a une interaction, ou pas), mais une interaction trophique peut avoir différentes intensités (intensité forte : le consommateur dépend exclusivement d’une seule ressource ; intensité faible : le consommateur consomme occasionnellement voire rarement cette ressource, ou en petites quantités). Enfin, une absence de lien ne signifie pas qu’il n’y a pas d’interaction ; il se peut simplement qu’elle n’ait pas été observée. C’est l’accumulation de différents indices avec différentes méthodes (ex : flèche (d, g)) et différents niveaux de preuves (l’isotopie ne suffit pas à relier deux acteurs du réseau), issus de différentes études, qui permet de reconstituer des réseaux de plus en plus robustes et fiables. Les illustrations noires proviennent de phylopic.org. Références : flèche (a) 1, flèche (b) 2, flèche (c) 3, flèche (d) 4, flèche (e) 5, flèche (f) 6, flèche (g) 7, flèches (h, i, j) 8, flèches noires 910.