Relation hyperbolique entre insulinosécrétion et insulinosensibilité
L’index de sensibilité à l’insuline mesure la capacité des cellules à répondre à l’action de l’insuline, et donc à faire baisser la glycémie. Une amélioration ou une détérioration de l’action de l’insuline sur ses cellules cibles (foie, tissu adipeux, muscles squelettiques) est compensée par une réduction ou une augmentation de la sécrétion par les cellules β des îlots de Langerhans du pancréas. On parle d’insulinorésistance compensée lorsque le pancréas répond à l’insulinorésistance en produisant davantage d’insuline, ce qui permet de maintenir une glycémie normale. L’insulinorésistance est dite non compensée lorsque le pancréas ne parvient plus à produire suffisamment d’insuline pour compenser l’insulinorésistance. Par conséquent, la glycémie augmente, menant à une intolérance au glucose puis à un diabète de type 2.
IR : situation d’insulinorésistance, les cellules cibles sont peu sensibles à l’insuline ; IS : situation d’insulinosensibilité, les cellules cibles sont sensibles à l’insuline.
Fiche technique
Auteur(s)/Autrice(s)
Jean-Marie Fourneau, adapté d’après Rigalleau et coll., 2007, et Féry et Paquot, 2005
La calpaïne 10 joue un rôle majeur dans la sécrétion d’insuline par les cellules β pancréatiques. Cette fonction est altérée pour divers polymorphismes mononucléotidiques (SNP) du gène CAPN10, dont le SNP-43.
Le lecteur de glycémie (au centre) permet de suivre soi-même sa glycémie. Il faut au préalable piquer la peau à l'aide de l'autopiqueur (posé sur la table). La goutte de sang est placée sur une bandelette elle-même insérée dans le lecteur. La glycémie est ici de 5,3 mmol/L. Une glycémie « normale » ...