L’expression des gènes codant des protéines nécessite un intermédiaire, l’ARN messager (ARNm). Dans les ouvrages traitant de biologie, qu’il s’agisse de manuels scolaires ou universitaires, ainsi que sur internet, les molécules d’ARNm sont souvent représentées par un simple trait ou par les nucléotides qui les composent, tandis que les protéines sont généralement dessinées sous la forme d’un collier d’acides aminés ou sous une forme globulaire (Figure 1). Quoi qu’il en soit, sur de tels schémas, les protéines sont généralement aussi grosses ou plus grosses que les ARNm qui ont servi à leur production. Or, en réalité, les ARN messagers sont plus grands et plus lourds que les protéines qu’ils codent. Pour le montrer, nous allons voir quels sont les ordres de grandeur de masse et de taille des protéines, puis des ARN messagers, pour terminer en comparant ces deux types de macromolécules.

Le dogme central de la biologie moléculaire : de l’ADN à la protéine en passant par l'ARN messager

Le gène, sous forme d’ADN, est d’abord transcrit en ARN prémessager qui, une fois maturé en ARN messager, est traduit en protéine.

Auteur(s)/Autrice(s) : Thomas Shafee traduit par Pascal Combemorel Licence : CC-BY Source : Wikimedia

La masse des protéines

Masses molaires des acides aminés

Tous les acides aminés possèdent un squelette commun, formé d’un carbone α, d’un groupement carboxyle COOH, d’un groupement amine NH2 et d’un atome d’hydrogène (Figure 2). De formule brute C2H4NO2, ce squelette pèse 74 g/mol1. Les masses des acides aminés varient alors en fonction de leurs chaînes latérales : la glycine est l’acide aminé le plus léger, tandis que le tryptophane est le plus lourd (Tableau 1).

Structure et comparaison de quelques acides aminés

Quatre acides aminés sont présentés à titre d’exemple. Les atomes sont représentés sous forme de boules (noir : carbone, bleu : azote, rouge : oxygène, blanc : hydrogène) reliés entre eux par des bâtonnets, symbolisant les liaisons chimiques. Sur toutes ces représentations, le groupement carboxyle COOH (ici sous forme carboxylate COO, comme c’est le cas au pH cellulaire) est placé à droite. Il est relié au carbone α, lui-même lié au groupement amine (ici sous forme ammonium NH3+, comme c’est le cas au pH cellulaire) visible en bas à gauche de celui-ci. La chaîne latérale, variable selon les acides aminés, occupe donc la partie gauche de chaque molécule. Chez la glycine, cette chaîne latérale se limite à un atome d’hydrogène.
Source des images : aspartate, glutamine et tryptophane : Jynto, CC0, Wikimedia. Glycine : Ben Mills, domaine public, Wikimedia.

Auteur(s)/Autrice(s) : Pascal Combemorel à partir des images créditées en légende Licence : CC0
Masses molaires des différents acides aminés et fréquence dans les protéines
Nom Masse molaire  1 (g/mol) Fréquence dans les séquences de la banque de données UniProtKB/Swiss-Prot 2
Alanine 89,09 8,26
Arginine 174,2 5,53
Asparagine 132,12 4,06
Aspartate 133,1 5,46
Cystéine 121,15 1,39
Glutamate 147,13 6,72
Glutamine 146,15 3,93
Glycine 75,07 7,07
Histidine 155,16 2,28
Isoleucine 131,17 5,91
Leucine 131,17 9,65
Lysine 146,19 5,8
Méthionine 149,21 2,41
Phénylalanine 165,19 3,87
Proline 115,13 4,75
Sérine 105,09 6,66
Thréonine 119,12 5,37
Tryptophane 204,23 1,11
Tyrosine 181,19 2,92
Valine 117,15 6,85

À partir de ce tableau, il est possible de déterminer la masse molaire moyenne d’un acide aminé. Le calcul de la moyenne brute donne un résultat de 136,90 g/mol. Toutefois, la pondération de la moyenne par la fréquence de chaque acide aminé au sein des protéines permet d’aboutir à une valeur de 129,11 g/mol.

Masses molaires des protéines

Pour calculer la masse molaire d’une protéine, il faut tenir compte des molécules d’eau (MH2O = 18,01 g/mol) éliminées lors de la formation des liaisons peptidiques entre les acides aminés.

La masse molaire moyenne d’une protéine formée par n acides aminées, et contenant donc (n − 1) liaisons peptidiques est :

Mprotéine = n × 129,11 − (n − 1) × 18,01

Mprotéine = n × 111,10 + 18,01

Mprotéine ~ n × 111 (Équation 1)

La masse moyenne d’un acide aminé présent dans une protéine est d’environ 111 g/mol.

Quelques exemples de masses molaires de protéines

Le site UniProt fournit de nombreuses informations sur les protéines dont, en particulier, leurs nombres d’acides aminés et leurs masses molaires 3. Les masses molaires estimées d’après l’Équation 1 ainsi que les masses molaires réelles de quatre protéines sont données dans le Tableau 2. La lecture de ce tableau montre que l’approximation Mprotéine ~ n × 111 donne des estimations très proches des valeurs réelles.

Masses molaires réelles et masses molaires estimées de quatre protéines
Protéine Référence UniProt Organisme Nombre d’acides aminés Masse molaire estimée d’après l’Équation 1 (g/mol) Masse molaire réelle (g/mol)
Prépro-insuline P01308 Homo sapiens 110 12 210 11 981
Sous-unité α 1 de l’hémoglobine P69905 Homo sapiens 142 15 762 15 258
Grande sous-unité de la rubisco O03042 Arabidopsis thaliana 479 53 169 52 955
Titine Q8WZ42 Homo sapiens 34 350 3 812 850 3 816 030

La taille des protéines

La taille des protéines est intrinsèquement liée à leur forme. Les protéines peuvent très schématiquement être regroupées en deux catégories de formes : globulaires ou fibrillaires. Il existe également des protéines désordonnées, c’est-à-dire sans forme stable. Par ailleurs, les protéines globulaires et fibrillaires peuvent présenter des portions désordonnées. Les protéines globulaires à structure tertiaire mesurent généralement quelques nanomètres de diamètre. Par exemple l’insuline humaine (2HIU4) mesure environ 3 nm, tandis que la myoglobine de grand cachalot (1MBD) fait entre 4 et 5 nm de diamètre (Figure 3). Les protéines à structure quaternaire, composées de plusieurs sous-unités, sont logiquement plus grandes. Par exemple la rubisco d’épinard (1RCX) présente un diamètre de 12 nm environ, alors que le ribosome de levure de boulanger (6SNT) a une taille de 25 nm environ5.

Comparaison de la taille de quelques protéines globulaires

Cette image a été produite à l’aide du logiciel Mol* grâce à des structures protéiques disponibles sur le site de la banque de données sur les protéines (PDB) : insuline humaine (2HIU), myoglobine de grand cachalot (1MBD), rubisco d’épinard (1RCX) et ribosome de levure de boulanger (6SNT). Sur ce dernier, les protéines sont colorées en jaune, les ARNr en orange et un morceau de l’ARN messager est visible en magenta.

Auteur(s)/Autrice(s) : Pascal Combemorel Licence : CC0

Les protéines fibrillaires sont formées de sous-unités qui sont soit elles-mêmes fibrillaires, soit globulaires. Le premier cas de figure est représenté par le collagène, formé de trois hélices enroulées. Le tout mesure environ 300 nm de long pour un diamètre de 1,5 nm. Dans la seconde catégorie se trouvent par exemple les microfilaments d’actine et les microtubules. Les microfilaments d’actine se composent d’actine G, globulaire. Assemblées, ces sous-unités produisent des microfilaments d’actine pouvant atteindre plusieurs micromètres de long. Les microtubules sont quant à eux formés de 13 protofilaments eux-mêmes composés de protéines globulaires, les tubulines α et β (le dimère αβ est visible à l’entrée 1TUB de la banque de données sur les protéines). Les microtubules forment des tubes creux d’un diamètre de 25 nm et d’une longueur pouvant atteindre plusieurs micromètres.

Un aperçu de la diversité des protéines du vivant

Deux ressources en ligne permettent d’appréhender la diversité de tailles et de formes des protéines du vivant. La première, en deux dimensions, est hébergée par le site de la banque de données sur les protéines (PDB). La seconde, en trois dimensions, utilise le logiciel Mol* (à prononcer Molstar).

La masse des ARN messagers

Masses molaires des nucléotides

Les ARN messagers sont formés de quatre ribonucléotides monophosphates différents (Figure 4 et Tableau 3).

Les quatre ribonucléotides monophosphates composant l’ARN

Les atomes sont représentés sous forme de boules (noir : carbone, bleu : azote, rouge : oxygène, blanc : hydrogène, orange : phosphore) reliés entre eux par des bâtonnets, symbolisant les liaisons chimiques. Sur toutes ces représentations, le phosphate est à gauche, le ribose au centre et la base azotée à droite.
Source des images : Jynto, CC0, Wikimedia : adénosine monophosphate, cytidine monophosphate, guanosine monophosphate, uridine monophosphate

Auteur(s)/Autrice(s) : Pascal Combemorel à partir des images créditées en légende Licence : CC0
Formules et masses molaires des quatre ribonucléotides constituant les ARN messagers
Ribonucléotides monophosphates Formules brutes Masses molaires (g/mol)
Adénosine monophosphate C10H12N5O7P2− 345,21
Uridine monophosphate C9H11N2O9P2− 322,17
Cytidine monophosphate C9H12N3O8P2− 321,18
Guanosine monophosphate C10H12N5O8P2− 361,21

Les formules brutes sont données ici pour des nucléotides dont le groupement phosphate porte deux charges négatives, ce qui est le cas au pH physiologique.

La masse molaire moyenne d’un nucléotide monophosphate, calculée à partir des quatre valeurs du tableau, vaut 337,44 g/mol.

Masses molaires des ARNm

Pour calculer la masse molaire d’une molécule d’ARN, il faut tenir compte de l’élimination d’un groupement OH (MOH = 17,01 g/mol) lors de la formation des liaisons phosphodiesters.

La masse molaire d’une molécule d’ARN formée par n ribonucléotides, et contenant donc (n − 1) liaisons phosphodiesters est :

MARN = n × 337,44 − (n − 1) × 17,01

MARN = n × 320,43 + 17,01

MARN ~ n × 320 (Équation 2)

La masse moyenne d’un ribonucléotide présent dans un ARN est d’environ 320 g/mol.

Quelques exemples de masses molaires d’ARNm

L’outil Nucleotide du site du National Center for Biotechnology Information fournit de nombreuses informations sur les gènes et leurs transcrits dont, en particulier, la longueur (en nombre de nucléotides) des ARNm. Les masses molaires estimées d’après l’Équation 2 ainsi que les masses molaires réelles de quatre ARNm sont données dans le Tableau 4. L’approximation MARN ~ n × 320 donne des estimations très proches des valeurs réelles.

Masses molaires réelles et masses molaires estimées de quatre ARN messagers
ARNm Référence Organisme Nombre de nucléotides Masse molaire estimée d’après l’Équation 2 Masse molaire réelle, d’après la séquence
Insuline (variant 1) NM_000207.3 Homo sapiens 465 148 800 148 796
Sous-unité α 1 de l’hémoglobine NM_000558.5 Homo sapiens 577 184 640 183 553
Grande sous-unité de la rubisco L24073.1 Oryza sativa 1355 433 600 432 851
Titine, isoforme N2-A NM_133378 Homo sapiens 101 520 32 486 400 32 510 844

Notez que les banques de données fournissent le nombre total de nucléotides de l’ARNm (sans la queue polyA toutefois, puisque celle-ci n’est pas issue de la transcription du génome, mais ajoutée après la transcription) et non pas uniquement de la séquence codante. Autrement dit, la longueur des extrémités non traduites en 5’ (5’UTR) et en 3’ (3’UTR) sont également prises en compte (Tableau 5).

Tailles de l’extrémité 5'UTR, de la séquence codante, de l’extrémité 3'UTR et tailles totales de quatre ARN messagers
ARNm Référence Nombre de nucléotides de l’extrémité 5’UTR Nombre de nucléotides de la séquence codante (y compris codon stop) Nombre de nucléotides de l’extrémité 3’UTR Nombre de nucléotides de l’ARNm mature (sans la queue polyA)
Insuline (variant 1) NM_000207.3 59 333 73 465
Sous-unité α 1 de l’hémoglobine NM_000558.5 37 429 111 577
Grande sous-unité de la rubisco L24073.1 34 1 206 115 1 355
Titine, isoforme N2-A NM_133378 225 100 272 1023 101 520

Chez les êtres vivants pluricellulaires, la longueur moyenne de l’extrémité 5’ non traduite est d’environ 300 nucléotides, tandis qu’elle est d’environ 700 nucléotides pour l’extrémité 3’ non traduite (calculs réalisés grâce au site de la banque de données sur les extrémités non traduites, UTRdb).

De plus, les ARNm peuvent porter des modifications post-transcriptionnelles, dont certaines sont réversibles, qui ne sont pas prises en compte ici. La plus étudiée d’entre elles est l’addition d’un groupement méthyle en position 6 sur les adénines, modification qui régule la traduction et le métabolisme des ARNm.

La taille des ARN messagers

Les ARN sont composés d’un enchaînement de ribonucléotides monophosphates. Chaque nucléotide occupe une « hauteur » de 0,5 nm environ. Cependant, il n’est pas possible de déterminer simplement la longueur totale d’un ARN messager en multipliant la place occupée par un nucléotide par le nombre de nucléotides. En effet, les ARN messagers, comme les autres ARN (ARNt, microARN…) présentent des structures secondaires par appariement de nucléotides (structure tige-boucle par exemple). Dans les ARNm, ces structures secondaires sont séparées par des régions non structurées et la flexibilité qui en résulte rend difficile la détermination expérimentale de la structure tridimensionnelle des ARNm1.

Pour se représenter convenablement les ARN messagers dans un contexte cellulaire il faut également considérer que ces molécules ne sont pas nues, mais associés à de nombreuses protéines. Ainsi, chez les Eucaryotes, durant la transcription, des protéines se lient au niveau des jonctions introns-exons et contrôlent l’épissage. Les ARN messagers matures sont également liés à de nombreuses protéines : protéines s’associant à la coiffe 5’ et à la queue polyA en 3’ et circularisant les ARN messagers, protéines du complexe de la jonction exonique et, bien entendu, ribosomes.

Bilan

Taille relative des nucléotides et des acides aminés

Les nucléotides, qui mesurent environ 1,1 nm, sont à peu près 1,5 fois plus grands que la taille moyenne d’un acide aminé, de 0,7 nm (Figure 5). Par ailleurs, leur masse molaire est environ trois fois plus élevée (320 g/mol en moyenne pour un ribonucléotide, contre 111 g/mol pour un acide aminé).

Comparaison de la taille des ribonucléotides monophosphates et de quelques acides aminés

Les différents nucléotides sont représentés sous leur forme ionisée. Ils mesurent environ 1,1 nm. Le plus petit des acides aminés, la glycine, a une longueur d’à peu près 0,4 nm tandis que le plus grand, le tryptophane, mesure environ 1 nm.
Source des images : Jynto, CC0, Wikimedia : adénosine monophosphate, cytidine monophosphate, guanosine monophosphate, uridine monophosphate, acide aspartique, glutamine, tryptophane. Ben Mills, domaine public, Wikimedia : glycine

Auteur(s)/Autrice(s) : Pascal Combemorel à partir des images créditées en légende Licence : CC0

Taille relative des ARNm et des protéines qu’ils codent

Une fois polymérisés, la masse molaire d’un nucléotide ou d’un acide aminé est un peu plus faible que celle de sa version libre, à cause de l’élimination d’un groupement hydroxyle ou d’une molécule d’eau, respectivement. Cependant, la masse molaire d’un nucléotide reste toujours trois fois supérieure à celle d’un acide aminé (Mnucléotide = 320 g/mol ; Macide aminé = 111 g/mol).

Par ailleurs, comme il faut un triplet de nucléotides pour coder un acide aminé, cela signifie que la masse d’un ARNm est au moins neuf fois supérieure à celle de la protéine qu’il code. En réalité, ce rapport est souvent encore plus élevé, car il faut également tenir compte de la masse des séquences non traduites (5’ UTR et 3’UTR ; Tableau 6). Ainsi, dans les cellules, la notice de fabrication (l’ARNm) est bien plus lourde que le produit lui-même (la protéine) !

Comparaison de la masse de l'ARN messager et de la protéine dans quatre cas de figure
  Masse ARNm Masse protéine Rapport
Insuline (variant 1) 148 796 11 981 12
Sous-unité α 1 de l’hémoglobine 183 553 15 258 12
Grande sous-unité de la rubisco 432 851 52 955 8
Titine, isoforme N2-A 32 510 844 3 816 030 9

L’observation d’une unité de traduction en microscopie électronique à transmission permet de se rendre compte de la taille relative d’un ARN messager et de la protéine qu’il code (Figures 6 et 7). Il est également possible de transmettre cette idée sous forme de schéma (Figure 8).

Unité de traduction d’un ARN messager observée en microscopie électronique à transmission

Cette image, obtenue à partir d’une glande salivaire de chironome (Chironomus sp.) permet d’apprécier la taille relative d’un ARN messager (long filament occupant toute la largeur de l’image), des ribosomes qui le décodent (boules jaunes le long de l’ARNm) et des protéines ainsi produites (courts filaments émergeant des ribosomes).

Auteur(s)/Autrice(s) : Science Photo Library / Kiseleva, Dr. Elena Licence : Reproduit avec autorisation Source : Science Photo Library
Détail d’une unité de traduction d’un ARN messager observée en microscopie électronique à transmission

Cette image, obtenue à partir d’une glande salivaire de chironome (Chironomus sp.) permet d’apprécier la taille relative d’un ARN messager (en rose), des ribosomes qui le décodent (en bleu) et des protéines ainsi produites (en vert).

Auteur(s)/Autrice(s) : Science Photo Library / Kiseleva, Dr. Elena Licence : Reproduit avec autorisation Source : Science Photo Library
Taille relative de l’ARN messager codant l’insuline et de l’insuline

L’insuline est une petite protéine (51 acides aminés) codée par un ARNm relativement court (465 nucléotides se décomposant en 59 nucléotides à l’extrémité 5’ UTR, 333 nucléotides au niveau de la séquence codante et 73 nucléotides à l’extrémité 3’UTR). La queue polyA n’est pas représentée. La traduction de l’ARNm donne la prépro-insuline, longue de 110 acides aminés, qui est ensuite maturée en insuline (51 acides aminés). NB : L’ARN est ici représenté sous forme simple brin, sans former de structure secondaire, ce qui n’est probablement pas le cas physiologiquement, où les ARN messagers ne sont pas nus, mais associés à de nombreuses protéines. Le schéma présenté ici ne vise donc pas à rendre compte de la structure réelle de l’ARNm, mais uniquement de sa différence de taille par rapport à la protéine qu’il code.

Auteur(s)/Autrice(s) : Pascal Combemorel Licence : CC-BY

Conclusion

Il ne s’agit bien sûr pas ici de remettre en cause la pertinence de schémas fonctionnels comme celui présenté Figure 1. Cependant, de tels schémas gagneraient à être complétés par des images obtenues en microscopie électronique à transmission (Figures 6 et 7), ou encore par des schémas dans lesquels les tailles relatives des différents éléments sont respectées (Figure 8, qui présente cependant comme limite de ne pas donner la structure physiologique de l’ARN messager, et vise uniquement à rendre compte de la différence de taille entre ARNm et protéine). De telles représentations traduisent en effet mieux le volume réellement occupé par les différentes molécules.