Les stomates

Auteur : Roger Prat


Table des matières

  1. Introduction
  2. Observation de stomates sur une feuille de Bégonia
  3. Conclusion

1. Introduction

La feuille est une structure le plus souvent spécialisée dans la collecte de l'énergie lumineuse, mais également dans les échanges gazeux. Bien entendu, la structure de l'organe est adaptée à ces fonctions. On trouve ainsi des structure épidermiques destinées à permettre, mais aussi réguler, les échanges gazeux : les stomates.

Ces structures, constituées de deux cellules encadrant une ouverture appelée ostiole, permettent à l'air extérieur de passer la barrière de l'épiderme et d'entrer directement en contact avec les cellules parenchymateuses. En effet, on trouve le plus généralement sous un stomate un espace ouvert appelé chambre sous-stomatique. Un stomate est constituée de deux cellules de gardes, en forme de haricot (reiniforme), dont il est possible de faire varier la pression osmotique. La turgescence de ces cellules entraine une déformation qui va ouvrir l'ostiole, alors que la plasmolyse va entrainer la fermeture de l'ostiole. Le contrôle de l'état de turgescence passe par une entrée ou une sortie d'ion K+ de la vacuole.

La régulation est rendue nécessaire car les échanges gazeux ne concernent pas que l'O2 et le CO2, mais également la vapeur d'eau. Afin d'éviter une trop grande déperdition d'eau, l'épiderme est recouvert d'une cuticule qui le rend plus ou moins imperméable à la vapeur d'eau, mais également à l'O2 et au CO2. Les stomates sont donc chargées de permettre les échanges gazeux, tout en permettant de limiter les pertes d'eau si nécessaire.

2. Observation de stomates sur une feuille de Bégonia

Animation Flash montrant un zoom sur un stomate
Le plus souvent, les stomates sont localisés à la face inférieure des feuilles. La vidéo proposée montre un agrandissement progressif de la face inférieure d'une feuille de Bégonia. A fort grossissement, on constate que les cellules de gardes sont chlorophylliennes.

3. Conclusion

Il existe de nombreuses variations autour de cette structure selon la plante et sa biologie. La densité des stomates est ainsi souvent très différentes sur la face supérieure et la face inférieure des feuilles, avec ches de nombreuses plantes une absence totale sur la face supérieure. Mais le cas inverse existe aussi comme chez les Nymphéa et le Nénuphare dont seule la face supérieure est au contact de l'air ambiant. De même, la densité des stomates peut être équivalente sur les deux côtés, par exemple pour des feuilles verticales. La densité est également très différentes selon les espèces : importante chez les plantes de milieu humide, beaucoup plus faible chez les plantes adaptées à un climat aride comme les plantes xérophytes, voir totalement absente pour les feuilles immergées.

Les stomates peuvent également être localisés dans des structures adaptées telles des cryptes garnies de poils qui permettent de limiter la déperdition d'eau.Un lien existe aussi avec le métabolisme, l'ouverture et la fermeture des stomates étant régulés différemment chez les plantes en C3, en C4 et chez les plantes dites en CAM (métabolisme des acides ches les Crassulacées et apparentées). Les exemples ne manquent pas.

Facilement observable (l'observation des stomates de l'épiderme d'oignon est un grand classique), cette structure très caractéristique permet donc en plus d'aborder de nombreux thèmes qui lui sont liés.

Thèmes scientifiques

Pour citer cet article

Les stomates, Planet-Vie, Lundi 25 novembre 2013, http://planet-vie.ens.fr/content/stomates, voir